L’Histoire des femmes

Culottees

    L’album Culottées de Pénélope Bagieu fait écho et prolonge, avec sérieux et humour, le travail entrepris par l’historienne Michelle Perrot : sortir les femmes du silence dans lequel l’histoire officielle les a trop longtemps plongées.

    En une série de quinze portraits de femmes « qui ont inventé leur destin » selon la formule du quatrième de couverture, l’autrice de California Dreamin’ nous emmène à la rencontre de personnalités féminines diverses ayant en commun la liberté, la prise de risque, l’audace et une bonne dose d’espièglerie dont on ne saura jamais totalement quelle part revient au trait et à l’écriture de la dessinatrice elle-même.

    A l’exception notable de Joséphine Baker, cette galerie de portraits réunit d’illustres inconnues, que l’album a le mérite de mettre en avant en ponctuant chaque récit par une double page dessinée offrant au lecteur une pause contemplative bienvenue.

Culottées (2)

Double page concluant le premier récit sur Clémentine Delait

Femme à barbe

    Entre Agnodice, gynécologue de l’antiquité, et Giorgina Reid, gardienne de phare, on trouve cependant une prix Nobel de la paix en la personne de Leymah Gbowee. Désignée comme « travailleuse sociale », cette libérienne est aussi et surtout une infatigable militante de la cause des droits des femmes. Elle fut colauréate en 2011 du prix Nobel de la paix aux côtés de la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf et de la yéménite Tawakkol Karman (petite vidéo de TV5Monde ici).

Leymah Gbowee

   Un entretien au Monde du 8 mars 2016, journée internationale des droits des femmes, permet de se familiariser davantage avec la personnalité – et le combat – de Leymah Gbowee. On en retiendra une énergie à toute épreuve et ce passage éloquent qui invite à soutenir toutes les féministes, projet que l’on retrouve dans le mouvement de la Marche Mondiale des Femmes (MMF) :

« Je crois que le féminisme est sans frontière. Il faut toujours appréhender les combats des femmes dans leur contexte. On ne peut pas refuser de soutenir une militante parce qu’elle est proche des Frères musulmans ou parce que son activisme la pousse à lutter seins nus. Il faut soutenir toutes les féministes« .

    Après le prix Social Bd 2017 remis à Blandine Métayer pour Je suis top ! , la bande-dessinée prouve encore une fois et de belle manière son attachement à l’égalité femmes-hommes. Dans un style bien différent et tout aussi percutant, avec l’humour en porte-flingue.

Un article de Télérama pour mieux découvrir cette dessinatrice :

Page 1 (ici)   Page 2 (ici)

Page 3 (ici)   Page 4 (ici)

R.D.

 

 

 

 

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